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Tordeuse du pin gris

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Thérèse Arcand
Masse d'oeufs sur une aiguille de pin gris
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Thérèse Arcand
Chenille sur une pousse de pin gris portant des fleurs mâles
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Thérèse Arcand
Papillon fraîchement émergé à proximité de sa chrysalide
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Thérèse Arcand
Chrysalide dans sa position naturelle, près de la dernière mue noire de la larve
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René Martineau
Défoliation sévère sur le pin gris
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René Martineau
Peuplement de pins gris modérément ravagé
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Taxonomie

Nom latin : Choristoneura pinus Freeman
Nom français : Tordeuse du pin gris
Nom anglais : Jack pine budworm
Ordre : Lepidoptera
Famille : Tortricidae

Description

Hôte(s) principal(aux)
pin gris, pin sylvestre

Régime et comportement alimentaire
Hétéroconophage
  • Perceur
Phyllophage
  • Tisseuse
Pollinivore
  • Tisseuse

Micro-habitat(s)
Aiguille, Bourgeon, Cône, Fleur mâle

Distribution
Partout au Canada

Dommages, symptômes et biologie
La défoliation causée par les larves de la tordeuse du pin gris se situe principalement dans la partie supérieure de la cime des arbres. Au cours de la saison, des aiguilles coupées et des excréments de larves enchevêtrés dans des fils de soie sont observés sur les pousses annuelles. Le feuillage ainsi endommagé se dessèche et devient brun rougeâtre.

Les conséquences d’une attaque de la tordeuse du pin gris sont la destruction de la partie supérieure de la cime qui entraîne une compétition entre les branches latérales pour l’établissement d’une nouvelle dominance apicale. Une réduction de croissance en résulte et, en cas d’infestations sévères répétées, l’arbre peut mourir.

Dès le mois de juin, avant l’apparition du nouveau feuillage, les jeunes larves peuvent se nourrir sur les fleurs staminées, les cônes, sur les vieilles aiguilles et même sur l’écorce des rameaux. La larve a un comportement gaspilleur, car elle se nourrit seulement de la base de l’aiguille qu’elle coupe et rejette avec ses excréments et d’autres aiguilles desséchées dans un enchevêtrement de fils de soie. Tout le développement larvaire s’effectue dans un abri formé du feuillage de quelques rameaux reliés entre eux par des fils de soie lâches et la chenille se transforme en chrysalide généralement sur la même pousse.

Pondus en juillet sur les aiguilles dans la partie supérieure de la cime des arbres, les oeufs éclosent après une dizaine de jours. Les larves néonates ne se nourrissent pas et se tissent un petit abri de soie (hibernacle) dans un interstice de l’écorce des arbres pour passer l’hiver.

Cycle biologique (à l'est des Rocheuses)

 
months
Oeuf periode
Larve periodeperiode
Pupe periode
Adulte periode
Commentaires

Espèce indigène en Amérique du Nord, la tordeuse du pin gris a été longtemps confondue avec la tordeuse des bourgeons de l’épinette, Choristoneura fumiferana (Clemens). C’est seulement en 1953 que la tordeuse du pin gris a été reconnue comme étant une espèce distincte.

L’aire de distribution de l’insecte coïncide avec celle de son hôte principal, le pin gris. Au Canada, l’insecte se retrouve principalement en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan. Aux États-Unis, on le trouve également dans les États qui bordent les Grands Lacs. Les dommages résultent en pertes économiques importantes dans les peuplements de pin gris et dans les plantations de pin sylvestre.

Librairie du SCF

Pour en apprendre d'avantage :

http://bookstore.cfs.nrcan.gc.ca/detail_f.php?catalog=18163

Références

Volney, W.J.A. 1994. Jack pine budworm. Nat. Resour. Can., Can. For. Serv., North. For. Cent., Edmonton, Alberta. For. Leafl. 32.

Volney, W.J.A. 1994. Tordeuse du pin gris. Ressour. nat. Can., Serv. can. for., Région du Nord-Ouest, Cent. for. Nord, Edmonton (Alberta). Dépliant for. 32.