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Arpenteuse de la pruche

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Thérèse Arcand
Oeufs déposés sur la tige d'un rameau de sapin (longueur, environ 0,9 mm)
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Thérèse Arcand
Adulte au repos (envergure des ailes, 32 mm)
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Luc Jobin
Forêt de sapin sévèrement défoliée en juillet
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Luc Jobin
Apparence de sapins baumiers sévèrement défoliés en juillet
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Carole Germain
Parasitoïde mâle émergé de la prépupe de l'arpenteuse de la pruche
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Carole Germain
Parasitoïde femelle émergé de la prépupe de l'arpenteuse de la pruche
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Taxonomie

Nom latin : Lambdina fiscellaria (Guenée)
Nom français : Arpenteuse de la pruche
Nom anglais : Hemlock looper
Ordre : Lepidoptera
Famille : Geometridae

Description

Hôte(s) principal(aux)
bouleau à papier, épinette blanche, épinette noire, érable à sucre, pruche du Canada, sapin baumier

Régime et comportement alimentaire
Phyllophage
  • Défoliateur libre

Micro-habitat(s)
Aiguille, Feuille

Distribution
Partout au Canada

Dommages, symptômes et biologie
Le dommage causé par l’arpenteuse de la pruche est apparent sur les conifères en période épidémique vers la fin de juillet et le début d’août. Les arbres prennent alors une coloration rougeâtre très caractéristique des pullulations de l’arpenteuse de la pruche. Les aiguilles grignotées par la larve sèchent, rougissent et finissent par tomber à l’automne.

Les pullulations de l’arpenteuse sont caractérisées par leur apparition et disparition subites. Elles se développent rapidement pouvant entraîner la mort des sapins baumiers dès la première année de détection des dommages.

C’est le comportement « gaspilleur » et la croissance rapide de la population de l’arpenteuse de la pruche qui en fait un défoliateur redoutable.

Le nombre de stades larvaires est de quatre ou cinq, selon les régions au Canada. À la fin du développement larvaire, les larves cherchent un endroit pour se transformer en chrysalide. En période de forte infestation, les arbres sont alors couverts de fils de soie produits par les larves lors de leur descente des arbres à la recherche de nourriture ou de sites de nymphose.

L’insecte n’a qu’une seule génération par année et hiberne au stade de l’oeuf.

Cycle biologique (à l'est des Rocheuses)

 
months
Oeuf periodeperiode
Larve periode
Pupe periode
Adulte periode
Commentaires

Espèce indigène en Amérique du Nord, l’arpenteuse de la pruche est considérée comme un défoliateur de première importance au Canada et on la retrouve depuis l'Atlantique jusqu'en Alberta. Elle a détruit plusieurs millions d’hectares de forêts conifériennes de l’est du Canada au cours de l’histoire. En Colombie-Britannique, on retrouve l'autre sous-espèce Lambdina fiscellaria lugubrosa (Hulst). Dans l'est du Canada l'hôte principal de l'arpenteuse de la pruche est le sapin baumier, tandis que dans les provinces de l'ouest, c'est la pruche.

Entre 1910 et 1975, les pullulations ont causé des pertes évaluées à 12 millions de mètres cubes de bois à Terre-Neuve et à 24 millions de mètres cube de bois au Québec. Depuis ce temps au Québec, d’autres infestations se sont produites et ont causé des pertes en bois dans les régions du Bas Saint-Laurent, de la Gaspésie, de l’Île d’Anticosti et, dernièrement, de la Côte-Nord.

Au Québec, l’insecte est sous la surveillance par le ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec et de la Sciété de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) afin de prévenir une autre invasion. Lors de grandes épidémies, un programme d’arrosage aérien au Bacillus thuringiensis var.kurstaki (B.t.k.) est mis en place pour lutter contre l’arpenteuse de la pruche. Cet insecticide biologique est le produit le plus fréquemment utilisé depuis une dizaine d’années.

Plusieurs ennemis naturels, dont les insectes parasitoïdes, jouent un rôle important dans la dynamique des populations de l’arpenteuse de la pruche.

En présence d’une infestation sévère mais limitée à de petites surfaces, il est possible de récolter au cours de l’hiver les peuplements infestés et ceux qui sont adjacents, même lorsqu’on appréhende d’importantes pertes.